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L’indispensable chronique.
de Laurent Dutruch

Noël, on y est !!! Rien qu’à son évocation, certains esprits redevenus un instant infantiles s’illuminent, même les plus grincheux se mettent à rêver, se laissent emporter par la féerie des vitrines de magasins, des lumières de la ville qui scintillent au-dessus de nos têtes, les chants autour du sapin et les cadeaux qui en dégueulent à son pied. Noël est magique ! Ici c’est Noël !

Et pourtant un sentiment étrange peut venir contrarier ce doux moment de retrouvailles, cette trêve des confiseurs. Ce sentiment s’appelle la nostalgie. Je ne sais pas vous, mes chers lecteurs zé lectrices mais moi, je fais partie de plus en plus de ce contingent des nostalgiques. J’entends souvent des gens mépriser le passé, ne jamais regarder en arrière, ne jurer que par l’avenir, comme ils disent ces autoproclamés winners. A les écouter c’est être ringard, voire faiblard, et pourtant quand je pense à mon enfance, mon adolescence, mes premières amours, mes premières déceptions aussi, mes premiers jobs bien chiants de nouvel entrant sur le marché du travail, déjà compliqué à l’époque, je ne ressens que du bien-être et des histoires savoureuses à raconter. C’est vrai que la mémoire est sélective, que l’on garde le meilleur mais des fois, même les moments de galère ou de tristesse qu’on souhaiterait oublier prennent du sens. Si le présent est fuyant autant le futur est incertain, le passé lui, reste le ciment de sa propre existence. On n’est jamais déçu de s’y replonger, quitte à le customiser un peu pour s’enjoliver la souvenance. Mais revenons à la nostalgie qu’il ne faut pas confondre avec la mélancolie. Bien sûr, je ne me repens pas non plus dans le « c’était mieux avant », j’aurai tellement apprécié avoir internet au lieu de me contenter, à la puberté, de la Redoute. Dire que j’ai eu mon premier portable à clapet grosses touches qui captaient nulle part à 28 ans alors que maintenant les moufflets nous tannent pour avoir un Aïefoune 6 ou 7 à l’âge de pouvoir à peine compter les trois poils qu’ils ont au cul. Tout ça n’existait pas dans ma jeunesse. C’était le bon temps ma petite dame !!!

Jean-Paul Belmondo © Sunshine International/Sipa - Limpact

Celui des cascades de Bébel, du bon cinoche américain, du top 50, de Collaro show et sa playmate du samedi, de la téloche à trois boutons devant laquelle on attendait le film du mardi soir avec impatience. Et qui se lève pour changer de chaîne ? Maman bien sûr ! Dans les années 80, les télécommandes s’appelaient Monique, Myriam, Corinne... Les bagnoles avaient de la gueule même les moches, on ne mettait pas la ceinture et nos vieux clopaient à l’intérieur sans vergogne. Les disques s'écoutaient sur la hi-fi de papa en format vinyle 33 ou 45 tours, on enregistrait sur NRJ des hits sur des cassettes audio pourries qui mettaient une heure à se rembobiner, on se recyclait les fringues entre frères et sœurs, on faisait des albums avec de vraies photos, nos réseaux sociaux c’étaient la rue et le bar du coin, et on poireautait des plombes dans des rencards amoureux improbables, viendra, viendra pas, sans pouvoir joindre personne. Bon, dit comme ça, on n'y retournerait pas. Tout était plus lent mais on était encore dans une frustration saine. Aujourd’hui tout est accessible, immédiat et surtout virtuel. Bébel sucre les fraises, y’a trois cent chaînes mais plus un bon film le mardi soir, on mate des superproductions à la demande sevrées d’actions stupides et sans consistance, toutes les bagnoles se ressemblent et fumer est un crime, nos armoires sont pleines, nos musiques appartiennent à Apple, on ne regarde plus nos photos tellement l’ordi en est plein, on a tous les mêmes meubles en kit, on drague des filles sur application en dix minutes et on va aussi vite pour coucher avec. Sauf moi, je n’arrive pas à télécharger Tinder sur mon Aïefoune de merde. C’est mon côté old school. Le progrès est donc dans le superficiel, le vite fait, le vite consommer. Y’a du bon malgré tout mais pour beaucoup la frustration est toujours là, celle de n’en avoir jamais assez et assez vite. Alors comme disait Toubib dans une époque formidable : « Freine Mimosas ». C’est aussi ça la magie de Noël, prendre le temps.

Joyeuses Fêtes à tous !

Crédit photo : © Sunshine International/Sipa

Azur Toiture La Crau - Limpact




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