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François Amat, Maire de Solliès-Toucas.
« Je suis 100 % Maire »

S'il est à la tête du village que depuis 2014, François Amat a pu cerner ce havre de paix il y a bien longtemps. Cet ancien directeur de banque se définit comme « Toucassin depuis 1984 ». D'abord conseiller municipal, il tutoie le poste de maire en étant premier adjoint de Guy Menut dès 1995. Il a côtoyé une population rurale qui ne cesse d'augmenter et à laquelle la politique doit s'adapter. Son village il l'aime, il en connaît les forces… mais doit pallier les limites de la ruralité.

Quels sont les atouts de Solliès-Toucas ?
Sans aucun doute, son environnement. C 'est un village typique de Provence, à quelques kilomètres seulement de la ville. Un cadre qui attire de plus en plus de monde. En 25 ans, le village est passé de 2000 à presque 6000 habitants. Il faut répondre à leurs besoins et adapter les infrastructures. Ils doivent bénéficier de plus de services.

Comment exploitez-vous cet emplacement ?
Il faut intégrer l'évolution démographique à la politique. Qui dit plus de familles, dit plus d'enfants dans nos écoles. On a du adapter l'offre au niveau scolaire, tout en gardant la qualité de vie. D'ailleurs, nous allons encore modifier la restauration scolaire pour qu'elle puisse profiter au plus grand nombre. Quand nos enfants se retrouvent au collège de Solliès-Pont, les retours sont très positifs. Entendre des : « Ils sont bien les gamins de Toucas », ça veut dire que la mission est accomplie. C'est l'essentiel.

L’accroissement démographique est donc le défit de votre mandat ?
C'est une problématique majeure. En plus des aménagements, nous devons maintenant nous adapter à la loi SRU (loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain). Solliès-Toucas n'est pas en très bonne posture. Nous devons intégrer des logements sociaux au cadre du village. Il est difficile d'imposer des gros ensembles bétonnés sur des terres rurales. C'est pourquoi nous allons élaborer des immeubles d'un ou deux étages maximum. Il n'y aura pas de grands blocs en plein milieu du paysage.

Comment palliez-vous la baisse des dotations de l'Etat ?
On vous en a parlé ? (Rires) C'est une réalité. Il faut faire des choix. Ici, les impôts n'ont pas bougé. En règle générale, le premier secteur atteint, c'est la culture. Même si certaines communes sont obligées de trancher, je pense que c'est une erreur. Une offre culturelle plus élargie propose l'ouverture d'esprit, la possibilité de se projeter, de faire des comparaisons...

Aviez-vous des attentes au niveau touristique cet été ?
La saison a eu un impact positif sur les commerces. Solliès-Toucas profite du complexe du Galoubet qui comprend 120 chalets et autant de potentiels touristes. Divers sites sont à visiter.

Le village a-t-il tiré profit des journées du patrimoine ?
Deux cent personnes sont passées ici en un week-end. Les visiteurs ont pu découvrir l’œuvre de Blasco Mentor dont nous avons eu la chance d'hériter par le biais d'un fond de dotation. Le moulin à huile (qui va être rénové dans les prochains mois) est un véritable support des activités culturelles. Les peintures de Mentor y sont régulièrement exposées. Nous faisons visiter également les jardins et le hameau de Valaury. Des artisans s'étaient déplacés pour l'occasion.

La vallée du Gapeau - Limpact

Le village reste attractif malgré la ville toute proche ?
Les habitants travaillent sur Toulon, Hyères ou encore Marseille. Le week-end, ils profitent de leur village et de sa quiétude. Ils peuvent aller en colline, se promener. Les activités rurales sont privilégiées pour les temps libres.

Vous disiez en 2014 que le développement de l’intercommunalité était essentiel. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Elle avance lentement. La loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) a transféré les compétences, en matière de tourisme, à la communauté de communes. Une bonne nouvelle pour nous. Autour de la vallée du Gapeau nous pourrons donc mutualiser nos moyens et proposer une plus grande offre.

Pensez-vous à 2020 ?
Ce n'est pas mon objectif. Etre maire, c'est une chance. Je veux déjà mener à bien les projets que j'ai lancés. Même si je ne pense pas à la réélection, je ne lâche pas. On nous juge sur ce que l'on fait concrètement et pas sur notre envie de reprendre la Mairie. Je n'ai pas été élu dans l'esprit de me représenter.

Sous l'étiquette du parti socialiste, vous avez été élu avec une liste très ouverte. La politique, au niveau national devrait-t-elle s'en inspirer ?
C'est sûr qu'en appartenant à un parti, qui regroupe 150000 adhérents, on ne peut pas prétendre représenter tous les Français. Il y a des sujets qui restent propres à la droite et d'autres propres à la gauche. Il faut trouver un consensus car certains défis de société ne sont ni de droite ni de gauche.
Par exemple, je pense qu'il y a en France un gros manque de culture économique. C'est la répartition de cette économie qui fait partie du clivage mais il faut, d'abord, en connaître les enjeux.

 Le Gapeau Solliès-Toucas - Limpact

Votre expérience en tant que directeur de banque influe-t-elle sur votre rôle de maire ?
Paradoxalement, j'ai d'abord été confronté au choc de l'inertie administrative. Les procédures sans fin, la paperasse. Je veux que tout aille plus vite pour mener à bien plus d'actions positives pour le village.

Quel est votre regard sur votre début de mandat ?
Etre maire, c'est une très belle mission que nous offre la république. Cette tâche m'a obligé à prendre ma retraite. Je suis 100 % maire depuis mai 2015. Il est très difficile de cumuler responsabilités et statut d'élu. Avec l'équipe municipale, on essaye de gérer le mieux possible. Le bilan est positif ? Ce n'est pas à moi de le dire mais aux Toucassins.

Quels sont les projets pour le village ?
J'ai des rendez-vous pour une éventuelle pose d'éoliennes. Elles ne doivent pas abîmer les environs. C'est le cas, au vu du projet qui m'a été présenté. Une filiale de Suez a déterminé les points où il y a le plus de vent. A tous ceux qui s'opposent par principe ou pour la défense de la nature, j'aimerai dire que l'éolien est une solution propre. Les panneaux photovoltaïques, on ne sait pas ce qu'ils deviendront après usage.
D'autant plus qu'une ligne haute tension se trouve sur l'emplacement et elle, ne semble gêner personne. Les énergies renouvelables sont indispensables quand la production ne suit plus. S’il voit le jour, ce projet rapportera 25000 euros à la commune sur 25 ans. Ce qui n'est pas négligeable.

Propos recueillis par Laura Berlioz

Var Alliance - Limpact




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