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Pascal Obispo.
Billet de femme

Pascal Obispo passera par le Zénith de Toulon le 15 novembre prochain ! Avec un orchestre symphonique. Pour l’occasion, il a accepté de répondre à mes questions…

Votre nouvel album « Billet de femme » est disponible depuis le mois de février, et vous avez entamé une tournée, accompagné d’un orchestre symphonique mené par Jean-Claude Petit. Comment ce projet ambitieux est-il né ? C’est une envie que vous aviez depuis longtemps ?
Au début c’était Jean-Claude Petit qui menait l’orchestre, il a passé le relais ensuite, mais c’est lui qui a tout arrangé, à la manière de « Jean-Claude Petit ». On a travaillé avec l’orchestre symphonique sur l’enregistrement de l’album. On a enregistré en trois jours. Tout était écrit à la partition. Du coup, on s’est dit que ce serait marrant de partir en tournée avec ce concept. Mais j’ai attendu d’avoir un album sous cette forme pour pouvoir le proposer au public. Les retours des fans sont au-delà de mes espérances… On est vraiment contents de l’accueil que le public nous réserve chaque soir. Ça permet de redécouvrir les anciennes chansons, et d’en découvrir d’autres comme « Je laisse le temps faire » qui rencontre un succès étonnant ! Mais je tiens à préciser que le concert est très énergique. Il y a beaucoup d’alternances de rythmes et de tempos, il ne s’agit pas de s’asseoir pendant deux heures pour écouter un orchestre, les gens bougent et nous aussi.

Dans une interview vous disiez que « peut-être vous l’aviez mérité » est-ce que pour vous, c’est une sorte de consécration, de reconnaissance ?
Pour les musiciens en général c’est une récompense qu’on s’octroie. J’en avais envie depuis longtemps. Depuis 35 ans que je fais de la musique, j’ai toujours eu l’envie de chanter avec un orchestre. Oui, je me dis que c’est un beau cadeau de les avoir pour moi et pour le public sur scène.

Pascal Obispo "Billet de femme" - Limpact

A propos de « Billet de femme », vous avez déclaré que c’est en feuilletant les livres de votre père que vous êtes tombé sur des écrits de femme et que cette relation à distance vous a inspiré, pouvez-vous nous expliquer ?
J’avais un carton d’affaires de mon père décédé. J’ai fini par l’ouvrir, et j’ai trouvé des livres et des cahiers. Il y avait des annotations de mon père sur des poèmes de Marceline, qui est une poétesse du XIXème siècle. Les textes m’ont touché, et j’ai eu envie d’en faire quelque chose.

Cet album ne ressemble à aucun de vos albums précédents, on y retrouve toujours le piano/violon qui vous sont chers, mais on y entend des influences musicales plus éclectiques, vous semblez tester de nouvelles choses vocalement. Est-ce que c’était un besoin que vous avez ressenti de vous mettre plus en danger ?
Danger est un mot un peu trop fort. Je fais de la musique spontanément sans trop me poser de questions. Je n’arrive pas à intellectualiser la musique que je fais. C’est une question d’envie pas de prise de risque.
Par rapport à ma façon de chanter, j’avais envie de la douceur que m’inspiraient les textes de Marceline. Dans « Le Serment » je parle plus que je ne chante, c’est un clin d’œil à Serge Gainsbourg. Je n’arrivais pas à mettre de mélodie sur ce texte que j’adore. Je l’avais déjà fait sur l’album Soledad. Les gens apprécient. Je pense qu’il ne faut pas se poser de questions quand on crée de la musique. Toute ma formation musicale repose sur le rock, une musique spontanée qui ne nécessite pas d’apprentissage mais l’énergie et l’envie. Je voulais proposer des choses différentes et ne pas tomber dans l’auto-lassitude. Je trouve que c’est enrichissant. Je cultive mon univers avec de nouvelles graines pour qu’elles donnent de nouvelles fleurs.

Pascal Obispo en studio d'enregistrement - Limpact

On sent que c’est un album très personnel. Les textes aussi sont plutôt sombres. Il est question d’amour bien sûr, mais certaines chansons sonnent comme une conclusion, on y parle d’absence, de manque, de temps qui passe, est-ce que vous pensez comme Marceline que la mélancolie est presque toujours le compagnon de l’amour ?
Oui. On est toujours plus porté quand on a une correspondance dans les mots. C’est comme quelqu’un qui vous parle de votre histoire, votre passé, comme si vous veniez de rencontrer une amie, en l’occurrence Marceline, qui a exprimé vos propres émotions. Elle était très en avance sur son temps, c’était une autodidacte. Mais je les ai choisis aussi parce que leur structure permettait le passage à la musique. Il y a des refrains, des phrases d’accroche. C’était ludique de pouvoir repérer les poèmes qui pourraient faire des chansons. Donc j’ai lu, et j’ai sélectionné 25 textes, j’ai composé dessus, et j’en ai sélectionné 12. C’était la première fois que je faisais ça, c’était passionnant. Ces chansons parlent à tout le monde même si elles sont du XIXème siècle.

A chacun de vos albums,votre état d’esprit se cristallise dans un look, un personnage. Parlez-moi de Blue Boy.
C’est l’album du costard. J’ai choisi le bleu pour marquer un peu la différence. Mais ça peut changer ! (rires) Pour ne pas donner l’impression qu’on est des « fonctionnaires de la musique ». Je ne pourrai jamais faire deux fois les mêmes choses. Je suis un explorateur qui change de costume à chaque fois. Cette tournée c’est plutôt symphonique donc j’ai choisi le costard, mais comme c’est une ambiance détendue je voulais de la couleur. Et « Blue Boy » est un surnom qu’on m’a donné et qui m’a amusé.

Pascal Obispo Blue Boy - Limpact

Vous dites dans « Tous les Ave Maria » : « Si je ne sais pas où je vais, je sais ce que je laisserai », Alors je vous pose la question, qu’est-ce que vous aimeriez laisser ? Est-ce que vous éprouvez le besoin de laisser quelque chose ?
Je me fous de la postérité. Je veux juste que les gens gardent l’image de quelqu’un de bien qui était amoureux de la musique. Ce qui compte c’est de vivre au jour le jour.

Propos recueillis par Hanna Vernet
Crédit photos : ©Dominique Gau

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