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« Je suis devenu fou avec de longs intervalles d’une horrible sa.
par Hanna Vernet

Une phrase d’Edgar Allan Poe et une chronique qui m’a été inspirée par mon entrevue avec Sylvain Zarli à propos du « Journal d’un fou »…

On est toujours le fou de quelqu’un, ça Dali l’avait déjà compris. Mais la folie la vraie, qu’est-ce que c’est ? Se perdre ou se trouver ? Délirer ou atteindre une vérité ? La Vérité ?

Peut-être est-ce naître à soi-même ? Enfin. Ou en vain.

Naître est une chose violente. On n’est jamais aussi près de la mort que le jour où l’on vient au monde. Une naissance est douloureuse. Une chute vertigineuse. C’est peut-être pour cela que les bébés crient. Parce qu’ils tombent du toit du monde. Premier vertige. Mais il se trouve toujours un ventre chaud sur lequel ils se posent. Pourtant une naissance se fait seule. Et parfois personne n’entend le cri. Certains disent qu’ils sont nés le jour où ils ont su qui ils étaient. Mais peut-être que l’on naît vraiment le jour où l’on comprend qu’on en sait rien. Et qu’il nous reste toute une existence pour espérer le découvrir. Les fous ont deux peaux, dont chacune a le pouvoir de leur montrer le monde sous une couleur différente. Le comprendre. Une note de musique, comme une goutte d’existence qui s’écrase sur un piano. La poésie, l’art et la peinture, comme les vibrations, les bouts d’âme étalés par le peintre sur sa toile. Les mots de l’écrivain comme ses hurlements. Le monde comme un lieu, inconnu, qu’il leur faut inlassablement explorer. Le monde comme ce corps qu’ils habitent et qui loge leur ennemi. Comme une injonction à vivre avec. Et ils rient, parfois pour rien. Et ils taisent leur terreur. Ils ont les silences de ceux qui attendent. Un signe. Un bouleversement.

Les fous ont compris qu’on ne vit pas impunément loin de soi, qu’il faut faire avec ce qui nous est accordé. Les médecins ne sont pas poètes, c’est pour cela qu’ils sont médecins. Alors peut-être que ce qu’ils appellent « maladie » il faudrait l’appeler « don ». Le don de comprendre, par-delà le sens et le néant ce que l’univers ne dit pas.

Les fous ont toujours froid. Parce qu’au sommet du monde ou au plus profond des ténèbres, il fait toujours froid. C’est pour cela que leurs mains tremblent. Car leur forteresse est de glace. Translucide et immuable. S’ils sont mélancoliques, c’est parce qu’ils sont enfermés dehors et devinent le monde dedans. L’univers qui s’agite en eux et tout autour d’eux. S’ils sont euphoriques, c’est qu’ils perçoivent d’autres sons, d’autres possibles et d’autres sens. C’est qu’ils sentent au plus profond d’eux, au cœur de ce que certains appellent l’âme, la musique de l’univers et la révolution des planètes.

Ils sont artistes. Ils sont cruels. Ils ne sont pas.

Ils sont élus. Maudits. Une fée sournoise s’est penchée sur leur berceau, et depuis ils sentent à chaque instant le souffle de son murmure. Leur horloge.

Ils sont vivants. Morts. Qui peut dire ?

Qui peut dire ce qu’ils sont ?
Ils nous disent « Sois sans peur si quelque chose en toi ne fonctionne pas. Toute création prodigieuse de l’univers est née d’un accident.»

Ils nous disent « L’univers est en toi. Tout autour de toi. »

Ils nous disent « Sois sans peur. »

Hanna Vernet

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