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L’indispensable chronique.
de Laurent Dutruch

C’est le rituel du mois de février, la soirée à ne pas louper, sinon vous dormirez sur le canapé. Dans le milieu journalistique on appelle ça un marronnier. Un événement qui revient chaque année comme la rentrée scolaire et le chassé croisé des aoûtiens et des juilletistes. Vous avez compris de quoi je parle ? Non !? C’est que vous êtes un vieux garçon ou un goujat de première classe…

Car la Saint-Valentin est depuis des lustres la fête des amoureux. Ça remonte au XIV siècle. A l’époque ça consistait à violer de la gueuse récalcitrante et hop, les braves retournaient à la taverne écluser des cervoises. Depuis, heureusement les mœurs se sont adoucies. Les types du marketing ont repris le flambeau pour le plus grand bonheur des restaurateurs, fleuristes et autres bijoutiers. Le concept est simple : Phase 1, pour les nouveaux tourtereaux, c’est le passage obligé. Souvent à l’économie avant engagement définitif. Compréhensible. Mais ne vous croyez pas sortis d’affaires jeunes étourdis, ça se complique après. Phase 2, votre couple est en marche comme Macron et alors s’instaure le rendez-vous annuel de la Saint-Valentin, en forme d’état des lieux de votre vie conjugale, de test de résistance. Menu 50 euros par personne, fleurs 40 euros, bijou 300, en tapant dans les minimas. Et pourvu qu’elle n’ait pas l’idée d’aller chez le coiffeur. Bam bam bam ! L’amour est dans le prix. Seul un cas de force majeure pourrait excuser votre participation à l’épreuve Cupidonienne… La mort. Sinon c’est la sanction immédiate. Madame tire le rideau, vous prive de pain de fesse, vous confine en cale sèche et vous voilà abonné au café du pauvre, tel un étudiant boutonneux devant son phophone tactile. Un petit moment de solitude quoi ! Car avouons-le, passé quelques années de vie commune, l’engeance valentinoise s’estompe, les cadeaux se raréfient, en cause un léger manque d’inspiration.

La Saint Valentin par Laurent Dutruch - Limpact

Vous en arriverez à lui offrir des trucs que vous estimerez d’utilité personnelle : deux places pour un match de foot, une perceuse électrique ou un stage de plongée vers la frontière espagnole. Et puis, le supplice du dîner en tête-à-tête à la lueur des chandelles, les blancs dans la conversation, entouré de quarante convives qui comme vous n’ont plus grand-chose à se dire. Sans compter que vous êtes crevé, un fait exprès, ce foutu 14 février tombe toujours en semaine. S’ajoute la nounou qui vous attend à minuit pile. Soirée sous pression. Au final, un couple sur deux s’engueule le soir de la Saint-Valentin. Les seuls qui se marrent, à gorge déployée, sont les célibataires, attablés en fond de salle, zyeutant l’ambiance pesante de nos conventions sentimentales. Sur le coup, vous les haïrez mais échangeriez bien de place, histoire de re-goûter un instant au lâcher prise. Comble de la nature humaine, eux, vous envient faisant mine du contraire. On veut toujours ce qu’on n’a pas, c’est bien connu. Vous me trouvez cynique mes chers lecteurs zé lectrices ? J’avoue ne pas être un fan de ce genre d’injonction calendaire ! Je m’amuse donc à grossir le trait pour vous distraire. A mes yeux, la Saint-Valentin est une bonne occasion de faire le point, d’éprouver la solidité de son couple. Faites comme moi, soyez téméraire et original. Pour ma dernière Valentoche, j’ai tout donné car l’amour c’est avant tout des preuves, j’ai envoyé du fifrelin. Buffet à volonté, roses du Pakistanais, en chiffre impair bien sûr, j’en ai pris une. J’ai même engagé une gogo-danseuse, qui m’a tapé le front avec son derche. Je peux vous dire qu’au milieu du Flunch, ça détonne. Souvenirs inoubliables. Et puis, la surprise du chef, limousine, enfin plutôt un Uber et direction la suite royale de l’Ibis Budget, de la zone industrielle du coin. La totale ! Après toute cette débauche de luxe, la nuit fût courte mais torride. J’ai pas compris pourquoi elle m’a dit que j’étais un con et en plus un mauvais coup. L‘ingrate ! Moi, un mauvais coup ? Comment elle peut juger en 2 minutes… Je crois qu’elle n’était pas vraiment amoureuse. Dur, d’être un gentleman de nos jours.

Utile La Valette - Limpact




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