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Jean-Pierre Bensaïd.
Sao Tomé-et-Principe : du chocolat au paradis

Sao Tomé-et-Principe est l’un des plus petits pays d’Afrique avec ses 1 001 km2 et occupe un archipel de l’Atlantique Sud situé dans le golfe de Guinée à 350 kilomètres des côtes du Gabon et de la Guinée équatoriale. Découverte en 1471, cette ancienne colonie du Portugal, indépendante depuis 1975, mondialement reconnue pour la qualité de son cacao, a titillé notre curiosité. Nous nous sommes entretenus avec son consul honoraire à Marseille, Jean-Pierre Bensaïd.

Jean-Pierre Bensaïd, expliquez-nous d’abord ce qu’est un consul honoraire.
En fait c’est un consul de plein exercice avec cependant deux différences : il n’est pas originaire du pays qu’il représente et il exerce sa fonction bénévolement. Ce qui sous entend qu’il doit avoir une activité professionnelle qui lui permet d’assumer ses fonctions et les frais qui lui incombent.

Comment devient-on consul honoraire de Sao Tomé-et-Principe ?
Il y a 25 ans je me suis rendu au Gabon pour développer une activité touristique et mes contacts sur place m’ont vanté la beauté de ce petits pays. J’y suis allé et j’en suis tombé amoureux le temps d’un week-end. Plus tard, les autorités locales m’ont demandé d’être leur représentant en France et cela m’a paru évident.

Jean-Pierre Bensaïd, consul honoraire de Sao Tomé-et-Principe - Limpact

La culture du cacao a toujours occupé une place importante dans l’économie du pays. Pouvez-vous nous en parler ?
Effectivement, en 1822 des cacaoyers apportés du Brésil furent plantés sur Principe, au départ comme plantes ornementales, par les colons portugais. Au XIXème siècle, l’archipel ainsi que le continent africain ont connu l’essor du cacao. Bénéficiant d’une situation géographique exceptionnelle, l’île concentre toutes les qualités propices au développement harmonieux du cacaoyer (température, hydrométrie, humidité, forêts d’ombrage et fertilité du sol volcanique).
Grâce à la mise en place d’infrastructures à l’image des grandes plantations, appelées Roças, Sao Tomé-et-Principe a su développer une production qui l’a menée au rang de premier producteur mondial de cacao en 1913 avec 36 000 tonnes produites, lui donnant alors son nom « d’île Chocolat ». Depuis l’indépendance acquise en 1975 et suite à la baisse du cours mondial du cacao, la production ne dépasse pas 3 000 tonnes, non significatives comparées à une production mondiale de 4 millions de tonnes.
Sao Tomé est surnommée depuis le siècle dernier l’île Chocolat et, si aujourd’hui la production cacaoyère n’est nullement destinée à revenir au niveau d’antan, le cacao de Sao Tomé-et-Principe est réputé pour ses arômes riches, évocateurs d’une fertile terre volcanique. 98% du chocolat vendu aujourd’hui est le produit d’assemblages de différents cacaos, mais depuis une vingtaine d’années on redonne leurs lettres de noblesse aux « pures origines » et le cacao de Sao Tomé est très réputé comme celui de Madagascar…
L’exploitation du cacao est la principale source d’emploi sur l’archipel depuis 1822. On dit même que c’est du cacao qui coule dans les veines des Santoméens. Aujourd’hui, vous y trouvez des exploitations familiales de 3 à 5 hectares comme des grandes exploitations de plusieurs centaines d’hectares.

Quels sont les axes de développement futur de Sao Tomé-et-Principe ?
On a parlé un temps de l’exploitation du sous-sol marin de l’archipel pour ses hydrocarbures (on parle de pétrole, bien sûr), mais l’intérêt des investisseurs fluctue en fonction du coût des infrastructures à employer et du cours du pétrole, donc pour l’instant ce ne sont que des suppositions et je me permets de faire le commentaire suivant : l’exploitation des hydrocarbures n’a jamais rendu un pays heureux et les exemples sont nombreux.
L’avenir se fonde plutôt sur le développement d’internet et sur la logistique : la position de Sao Tomé-et-Principe sur la ligne d’équateur en face de l’Afrique Centrale rendant intéressant le fait d’y créer un hub maritime.
Pour finir, je dirais que le tourisme est un vecteur de dynamisme pour l’avenir du pays. Les îles sont insolemment belles, d’une exceptionnelle diversité. Encore méconnues du public, elles offrent des possibilités infinies : randonnée, plongée, pêche, découverte des plantations de cacaoyers, plages, plus de 700 variétés de fleurs et orchidées, environ 180 espèces d’oiseaux dont une trentaine sont endémiques, les côtes sont un lieu privilégié pour la ponte des tortues marines. Pour les amoureux de nature, de végétation et d’oiseaux c’est le paradis !
Il faut prendre un vol jusqu’à Lisbonne (de Marseille il faut compter 2h) et de là, trois fois par semaine un vol de 6h vous amène à Sao Tomé.

Le Paradis et le Chocolat réunis ? Euhhhhh…vivement les prochaines vacances !!

Karine Perrier

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