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L’Association Internationale de Tomatophilie.
La passion dans le potager

Bruno Fournier est le président de l’Association Internationale de Tomatophiles dont le siège est au Beausset. Mais la tomatophilie kézako ? Nous avons rencontré ce passionné pour qu’il éclaire notre chandelle…

Bruno Fournier, parlez-nous du sens de votre association.
Nous sommes des amateurs et professionnels passionnés par les tomates et les légumes anciens. A travers notre association nous partageons et faisons connaître notre engouement pour leur culture. Nous l’avons créée en 2013 et comptons aujourd’hui 58 membres adhérents dont 30 membres hybrideurs libres et 25 correspondants présents dans 25 pays du monde entier.
Nous faisons ainsi la promotion de la culture de la tomate et développons également de nouvelles techniques de culture de ce fruit ou bien remettons au goût du jour celles de nos anciens. Sur cette parcelle par exemple, pour n’utiliser aucun produit chimique, c’est la présence d’autres légumes, plantes ou fleurs qui fait fonction d’insecticide ou de nématicide. C’est pourquoi vous pouvez voir autour et entre les rangs de pieds de tomates : plus de 40 espèces de basilic, des poivrons, des piments, etc. Nous préservons aussi les semences anciennes et nouvelles grâce à une banque de graines que nous mutualisons et échangeons. Nous enregistrons chaque nouvelle variété créée et composons sa fiche descriptive. J’ai par exemple mis au point la Cadero (de La Cadière) et la San Ceri (de Saint-Cyr).

Association Internationale de Tomatophiles Le Beausset - Limpact

Comment devient-on tomatophile ?
Je suis horticulteur et paysagiste de formation. Les plantes sont donc un domaine que je connais bien. J’ai toujours aimé la culture de la tomate. Mais je m’intéresse également à relancer celle du câprier qui avait presque disparu dans notre région.
Aujourd’hui retraité, cette passion occupe une grande partie de ma vie. Je développe sur la parcelle où je vous reçois des méthodes anciennes, entièrement bio et demandant peu d’arrosage.
Lorsque j’ai commencé en 1994, j’avais une collection de 84 variétés de tomates. Aujourd’hui j’en ai plus de 1600 et avant la fin de l’année j’atteindrai les 2000. Je pars quelques jours en Italie pour une exposition et vais en profiter pour faire des échanges de variétés avec mes homologues italiens.

 L'association cultive des tomates entièrement bio et demandant peu d’arrosage - Limpact

Votre association a également vocation à protéger les consommateurs des contrefaçons qui se multiplient dans ce secteur.
Effectivement. Nous essayons de protéger cette culture des excès des grands semenciers qui inondent les supermarchés de tomates sans goût en contrefaisant des variétés anciennes et appréciées du public.
Cet hiver, les grosses coopératives françaises qui fournissent environ 90% des tomates des supermarchés ont modifié la dénomination de présentation des tomates, phénomène appelé aussi « segmentation de produits ». Comme ils ne pouvaient pas utiliser les noms des vraies variétés de tomates ils ont créé une classification « batarde » pour ne pas avoir d’amende pour contrefaçon, notamment pour les cœurs de bœuf. Ce qui est curieux c’est que cela ne correspond en rien aux normes européennes et que la DGCCRF accepte ce genre de pratiques de la part de ces grands groupes… Les petits maraîchers eux n’ont pas les mêmes faveurs et subissent des contrôles beaucoup plus drastiques.
Notre association est aussi une vigie concernant la vente de graines de tomates sur internet où les malversations sont monnaie courante. En effet, sur les sites de vente de particulier à particulier tout le monde s’est mis à vendre des graines de tomates. C’est un marché très lucratif : un kilo de tomates se vend entre 2 et 6€, dans une tomate, selon les variétés, il y a 10 à 200 graines. Pour une tomate de collection, chez les spécialistes les paquets de graines coûtent entre 2 et 3€ et dans les jardineries certaines variétés se vendent aux alentours de 6 ou 7 € le paquet de 15 à 30 graines. Sur internet, notamment sur ebay, vous trouvez ces mêmes paquets entre 1 et 3 €, en provenance d’Asie, illustrés de photos retouchées, mais sans aucune garantie de la variété contenue dans l’emballage. Nous avons demandé à la DGCCRF de légiférer sur le sujet. En Belgique, en raison de ce trafic, les producteurs ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 30 à 40%. En France, le FISC a commencé à mettre son nez dans cette nouvelle forme de commerce, mais il faut faire davantage.

Vous faites partager votre passion aux plus jeunes également ?
Oui, depuis l’année dernière j’interviens dans le cadre des NAP pour créer des potagers en milieu scolaire de la maternelle à l’école primaire. Nous plantons, cultivons et, les soirs de récolte, les enfants vendent leurs légumes aux parents pour racheter de nouvelles graines pour l’année suivante. C’est très intéressant.

Merci Bruno Fournier !

Karine Perrier

Les Menus Services Agence Toulon Ouest - Limpact




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