bandeau_limpact
votre recherche
 
Agenda
Evénements
Actualités
Shopping
Vie locale
Portraits
Dossiers
Tourisme
Sorties
Culture
Immo-Déco
Services
Entreprises
Vidéos Limpact
Club
Ollioules
Grand Sud
Limpact
Magazine
Tourisme Sorties Culture
Côté BD.
A la une en mars

Mars, ce n'est pas encore le printemps mais ce n'est déjà plus l'hiver. Et si on le nomme (pas très gentiment) le mois des fous, on est bien sûr très heureux de profiter des premières belles journées qu'il nous offre. On en profite pour ressortir de nos grottes où l'on s'était calfeutré pour l'hiver et on se cale pour apprécier de nouveau les doux rayons du soleil. Et du coup, on se régale de lire quelques bonnes BD fraichement écloses.

Nous suivons les ouvrages de Renaud Dillies avec beaucoup d'attention, depuis un certain temps déjà. Son nouvel album, « Loup », nous donne l'occasion de dire tout le bien que nous pensons de son travail. Que ce soit lorsqu'il collabore avec son scénariste, Régis Hautière, ou lorsqu'il est seul aux commandes d'un album, comme ici, son dessin est toujours emplie de poésie, teinté de rêverie et de musique (qu'on devine être du jazz). Un trait personnel (qui évoque parfois Carlos Nine : c'est dire s'il est original) et des couleurs simples sorties d'une gamme volontairement réduite, collent parfaitement au récit linéaire qui laisse une large part à la nostalgie. L'auteur utilise la technique du gaufrier qui découpe régulièrement chaque planche en six cases et rythme ainsi son histoire, mais il n'hésite pas à offrir des dessins pleine page aux lecteurs qui pourront y flâner à leur aise. Son personnage principal, amnésique va trouver par hasard l'amour et la gloire grâce à son don pour la musique. Mais l'amour et la gloire peuvent-ils remplacer les souvenirs ?
« Loup » de Renaud Dillies, éditions Dargaud

« Le Perroquet » de Espé, éditions Glénat - Limpact

« Le Perroquet » est une BD à la fois naïve et grave. Naïve car c'est un enfant qui en est le narrateur et grave parce qu'il nous y parle de sa mère qui sombre petit à petit dans la «folie». Au fil des chapitres, il va ainsi nous raconter sa vie quotidienne, ses séjours chez ses grands parents durant les hospitalisations de sa maman, et de la vie compliquée de son père qui jongle entre la maison, le travail et la clinique. Entre deux crises, deux rechutes, il se souvient avec émotion des jeux et des promenades avec sa mère. Il s'accroche à ses moments rares qui lui permettent de tenir le coup et de garder espoir, quand les crises et les cris reviennent. Le dessin simple, dépouillé, semi réaliste et les couleurs pastels, en aplat, permettent de mettre une sorte de filtre sur la dureté des scènes décrites. Traités de façon plus réaliste, certains passages de l'histoire auraient été insupportables, surtout quand on sait que c'est une histoire vraie, vécue par Espé, l'auteur (à la fois scénariste, dessinateur et coloriste), dans son enfance. Seul le mystérieux petit « Perroquet » qui donne son titre à l'histoire, apporte, dans les dernières pages, une lueur d'espoir à ce récit poignant et déchirant.
« Le Perroquet » de Espé, éditions Glénat

« Ut » T.1, Les Venelles de la faim, de Roi et Barbato, éditions Mosquito

La surprise du mois nous vient d'un petit éditeur indépendant, « Mosquito ». Michel Jans en est un des principaux animateurs qui, en plus d'avoir relancé dans le monde entier les œuvres du maître italien Sergio Toppi, a le don de retrouver de vieilles BD oubliées ou de dénicher de jeunes talents prometteurs. L'an passé il nous a proposé une superbe réédition du travail de l'excellent espagnol Yoan Boix et fait découvrir une toute jeune et magnifique dessinatrice chinoise, Zao Dao. Avec la série « Ut » qui fera près de 600 pages et sera proposée en trois tome, il propose un récit post-apocalyptique, un peu daté année 8O, au niveau du scénario (écrit par Barbato) mais dont le dessin, dû à Corrado Roi, est une véritable claque. Le graphisme époustouflant de ce dessinateur, ayant travaillé sur la série italienne Dylan Dog, rappelle à la fois Dino Battaglia par la façon de gérer les ombres et les aplats de noir, mais aussi Paul Gillon dans la réalisation impeccable des personnages, des décors et des perspectives. « Ut » le personnage principal, fait un peu penser à Rank Xerox, autre BD italienne phare des année 80, mais la rigueur et la force des noirs et blancs sont vraiment hypnotisant. Pour les amoureux du beau dessin !
« Ut » T.1, Les Venelles de la faim, de Roi et Barbato, éditions Mosquito

Pascal Orsini

GI Location de Bennes La Farlède - Limpact




 suivant »



contactez Tourisme Sorties Culture !
home_bavaria
estades
sica_maf
jacq_orchidees
be_harmony

Agenda
Evénements
Actualités
Shopping
Vie locale
Portraits
Dossiers
Tourisme
Sorties
Culture
Immo-Déco
Services
Entreprises
Vidéos Limpact
Club
Ollioules
Grand Sud
Limpact
Magazine
limpact club
Qui sommes-nous ? | Contact
limpact.fr - Toulon Provence Communication ©